Mon Voyage A Tokyo

ou les aventures d'une jeune française au pays du sushi en folie...

24 octobre 2005

1 JUILLET

Roissy Charles de Gaulle.
Destination Tokyo Narita : embarquement a 17H20
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Ouf! Enfin prête à partir! Car on peut dire que cela n'a pas été une mince affaire. Pour commencer: 20 kilos d'exédent de bagages ! Les japonais adorent les cadeaux, mais là pour le coup je crois que j'y suis allée un peu fort: une valise entière remplie de livres d'art, bouteilles de vin, poupée pour la petite fille, objets de décoration typiquement français et autres petites attentions pour remercier la famille d'accueil de son hospitalité. En parlementant un peu avec l'hôtesse et en enlevant 2 ou 3 livres, j'ai réussi à faire passer ma deuxième valise en bagage accompagné, ce qui m'a évité de payer la franchise bagage de 59 euros par kilos supplémentaires...Ils sont fous ces japonais ! Le total revient plus cher que le prix de mon billet d'avion !
Ensuite je suis arrêtée à la douane à cause de mon tire-bouchon (cadeau pour la famille) , qui, pour le coup, se retrouve en cabine, où il n'y est pas autorisé. Rebelote: je redéfais mes valises afin d'extraire la magnifique arme blanche et la confie à mes parents qui l'enverront par la poste jusqu'à Tokyo. Je pense que désormais, l'intérieur de mes valises n'a plus de secrets pour l'aéroport tout entier...
Cela commence bien...

Mais l'excitation du voyage remplace bientôt la frustration des cadeaux laissés à terre. Il y a des japonais partout ! Je n'en ai jamais vu autant d'un seul coup.
Et c'est déjà l'embarquement. Les hôtesses nous remercie à grand coup de "arigatoo gozaimasu" (sous entendu "d'avoir bien voulu voyager sur leur compagnie"). Très japonais: remercier, s'excuser tout le temps...J'adore.
J'arrive avec peine à mon siège à cause de ma valise roulante qui a du mal à suivre. Petite déception: je suis au milieu et pas du coté du hublot... tant pis. Mon voisin m'aide à monter ma valise en haut du compartiment. Moi qui espérais converser un peu pendant ces quelques 12 heures de vol, ça m'a l'air un peu mal barré avec mon voisin. Il a l'air très gentil, mais pas spécialement bavard...
Bon, il me reste encore un voisin à ma droite (mais encore faut-il qu'il arrive...).

Quelques minutes plus tard je reprends espoir à la vue de mon nouveau voisin. Je me dis que finalement je vais peut être pouvoir exercer mon japonais avant mon arrivée. J'engage la conversation en demandant dans un mélange de gestes et de japonais absolument pitoyable, le fonctionnement de l'écran. Remarquant que je n'ai pas d'écouteurs il en demande gentiment pour moi à l'hôtesse en essayant de m'expliquer. J'essaie de lui parler entre timidité et hésitation. Je place quelques mots, puis quelques phrases et il m'encourage en disant que mon japonais est très bon. Reprenant confiance, je lui demande s'il rentre au Japon. il me dit que oui et en profite pour me raconter un peu sa vie, puis, me pose plein de questions: si c'est la première fois que j'y vais, ou je vais loger, combien de temps j'y reste...

Alors on continue de parler comme ça pendant quelques minutes, puis il remarque mon sac "red hot chilli pepers" et me demande si j'aime. Comme je lui réponds que oui, il enchaîne en me disant que dans l'avion, il y a de la musique en écoute avec des très bons groupes japonais, un peu dans le même style que les "red hot". Je suis donc son conseil et mets mes "edoho" (transcription phonétique de "head phone") sur mes oreilles pour découvrir la J-pop de l'avion.

Un petit dodo ferait sûrement passer le temps car 12 heures de vol ce n'est pas rien, alors j'essaie désespérément de trouver le sommeil mais en vain. J'ai beau me tortiller dans tout les sens, aucune position ne me convient. Alors tant pis je renonce et continue de parler avec mes deux voisins pendant le reste du vol.

Posté par Melowww à 17:14 - 1 Juillet - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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